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Kitesurfing
Le kitesurf est un sport de traction qui se pratique sur l'eau. Sport nautique à part entière, parfois appelé fly surf ou seulement kite (kite signifie en anglais cerf-volant), il consiste à être tracté par un cerf-volant, appelé aile, et à glisser sur une planche de surf de taille souvent réduite.
Le pratiquant pilote, à l'aide d'une barre, une aile de traction distante de vingt à trente mètres. Deux à cinq lignes relient la barre à l'aile. Les ailes actuellement les plus courantes sont gonflables et comportent 4 lignes. Au vu du confort et de la sécurité qu'elle apporte, un grand nombre d'ailes sont aujourd'hui équipées de ce qu'on appelle la 5e ligne (cf. plus bas).
Il existe d'autres sports de traction à cerf-volant, terrestres comme le mountainboard (gros skateboard avec quatre roues), le kite buggy (petit char où l'on est assis), ou encore le roller équipés de pneumatiques, ou sur neige avec le snowkite.
Source sports extrèmes Kitesurf Wikipedia
Le kitesurf, également appelé kiteboard, kiteboarding ou flysurf,
selon le pays, ce sport fantastique qui fait planer ses adeptes, qui fait rêver
les foules et qui, aujourd'hui, alimente largement les médias a, dès
les années 60, trotté dans la tête de plusieurs inventeurs.
Mais ce n'est qu'en 1984 qu'il est devenu réalité quand Dominique
et Bruno Legaignoux, deux bretons passionnés de sports nautiques ont démarré
leurs travaux et ont déposé le brevet de l'aile courbe à
structure gonflable.
La pratique du kitesurf exige des sites très adaptés, notamment
en terme de place, permettant au pratiquant de dérouler ses lignes au
sol sans risque pour lui et pour les autres. Mais de nombreux accidents, parfois
mortels, et la difficulté de cohabitation avec les autres sports historiquement
dominants (comme le surf, la planche à voile...) ont conduit à
son interdiction pure et simple sur certaines plages.
L'amélioration du niveau moyen de pratique et l'apparition d'un matériel
plus sûr dans un avenir proche permettront au kitesurf de poursuivre son
développement dans les meilleures conditions.
De plus en plus, les planches se font dans des matériaux composites
de meilleures qualités. Le « kite » est de plus en train
de conquérir de nouveaux territoires avec par exemple le snowkite, ou
l'apparition d'embarcations tirées plus importantes par des cerf-volants,
comme des canoës kayak et même des catamarans.
Équipements
L'aile
Matériels de kite surf (aile à boudin)
La voile est dirigée par une barre, elle-même rattachée
grâce à un harnais au surfeur. Ce dernier oriente la barre à
laquelle sont en général fixées quatre ou cinq lignes d'environ
27 mètres de long, de façon à assurer la traction et la
direction de l'ensemble.
Grâce à la voile, les pratiquants de ce sport peuvent faire des
sauts allant parfois jusqu'à 20 mètres au-dessus de l'eau. La
surface de voile se situe généralement entre 5m² et 20m²,
même si des voiles de 50 m² ont aussi été expérimentées.
Deux grands types d'ailes sont utilisées :
* aile à caissons : ces profils souples sont inspirés du parapente.
Les caissons de l'aile se gonflent naturellement. Les ailes à caissons
sont davantage utilisées pour la traction terrestre. Les dernières
évolutions, équipées de clapets, autorisent le redécollage
sur l'eau. Elles sont alors appelées ailes à caissons marines.
À traction équivalente, elles peuvent être plus petites.
Ce type d'aile est généralement plus rapide à gréer
parce qu'il ne nécessite pas de gonflage. Il existe aussi les ailes "twin
skin", qui se gonflent grâce a une fermeture qui laisse entrer l'air.
Ces ailes autorisent le redécollage sur l'eau de manière très
simple.
* aile à boudin : brevet international déposé par les
frères Legaignoux en 1984. Le principe consiste en une structure gonflable,
à l'aide d'une pompe, qui modèle le profil de l'aile et lui permet
de redécoller de l'eau. Il en existe aujourd'hui trois types :
o en forme d'arche (ou C-shape), généralement en 5 lignes. (ex:
North Vegas, Slingshot Fuel). C'est le type encore le plus courant aujourd'hui
(avec néanmoins de récentes innovations chez Naish avec la Sigma-shape
, et chez F-one avec le Delta-shape).
o les ailes plates ou hybrides : nommées ainsi en raison de l'allure
qu'elles ont. Elles permettent notamment une plus grande sécurité,
grâce à une possibilité très importante de réduction
de la puissance. Pour ce faire, les ailes plates disposent généralement
d'un grand border-choquer. Il suffit de pousser la barre pour réduire
instantanément la traction. (ex : Best waroo - Genetrix Hydra - Cabrinha
Crossbow - Airush Halo])
o les hybrides : qui sont un intermédiaire entre aile plate et aile en
arche. (ex : North Rebel). Une aile hybride a une forme classique en C, mais
utilise un bridage se rapprochant d'une aile plate, pour un depower important.
La barre
C'est la partie par laquelle on contrôle les mouvements de l'aile. Elle
est plus ou moins grande en fonction de la taille de l'aile. On y attache 2
ou 4 lignes pour contrôler l'aile et gérer la puissance. Pour les
nouvelles ailes, on trouve souvent une 5e ligne utilisée pour améliorer
la sécurité et le contrôle de l'aile.
L'incidence de l'aile
Deux de ces lignes, les avants, permettent de réguler la puissance en
jouant sur l'angle d'incidence de l'aile. Ces avants sont accrochées
au harnais. Un système de sécurité permet, en cas d'urgence,
de se désolidariser de l'aile.
Le réglage de la longueur des avants est fixe, alors que celui des arrières
a justement vocation à être sans cesse modulé en cours de
navigation en tirant ou poussant la barre. Ce principe consistant à pouvoir
augmenter ou diminuer la puissance de traction de l'aile s'appelle le border/choquer.
Il faut bien comprendre que l'incidence de l'aile est fonction de la longueur
des lignes avants par rapport aux arrières. Il serait en effet évidemment
inutile de raccourcir les avants si on fait de même avec les arrières
dans le même temps.
Lorsqu'on raccourcit les avants ou allonge les arrières, on dit alors
que l'aile devient piqueuse. Dans le cas contraire, on dit que l'aile devient
cabreuse.
La planche
Planche Twin-tip
Celle-ci peut être directionnelle ou bidirectionnelle. Généralement,
les planches directionnelles sont utilisées pour les vagues ou la vitesse,
alors que les twin-tips sont destinées au freestyle.
À l'origine du sport, les premiers utilisateurs étaient souvent
issus du monde du windsurf. Naturellement, les premières planches utilisées
pour le kitesurf furent donc des planches de windsurf. Mais rapidement la taille
des planches s'est raccourcie jusqu'à atteindre une longueur de 1m40
en moyenne. Leur forme a ensuite évolué pour se rapprocher davantage
de celle des planches de wakeboard, dites bidirectionnelles.
Les planches directionnelles, historiquement liées au surf, sont assez
épaisses et nécessitent une rotation de la planche à chaque
virage. Les bidirectionnelles, aussi appelées twin-tips ou tt, sont quant
à elles plutôt issues du monde du wakeboard, elles sont souvent
parfaitement symétriques et beaucoup plus fines. Il existe enfin une
troisième catégorie de planche plus rare appelée mutant.
C'est une solution intermédiaire entre ces deux styles de planche.
Les pieds du kitesurfeur sont reliés à la planche par ce que
l'on appelle des foot-straps et reposent sur une couche de mousse appelée
pad. Les twin-tips ont généralement 4 ailerons (1 aileron à
chaque coin de la planche) d'une taille allant de 3 à 7 cm. Les planches
directionnelles, comme les planches de surf, ont soit un seul soit trois ailerons,
situés à l'arrière de la planche, d'une longueur pouvant
atteindre 20 cm.
Les twin-tips sont aussi souvent munies d'une poignée au centre de la
planche. Celle-ci était à l'origine destinée au transport
de la planche, puis la poignée est vite devenue un accessoire utile au
freestyle, notamment pour les sauts pendant lesquels le kitesurfeur retire la
planche de ses pieds. C'est la raison pour laquelle la poignée a été
interdite dans plusieurs compétitions, car elle simplifie certaines figures
de freestyle que d'autres effectuent sans son aide.
Le Leash de planche relie la planche au rider pour ne pas la perdre.
Le harnais
Les différents grabs : en couleur moutarde la main arrière, en
couleur verte la main avant.
Contrairement à la planche à voile, le harnais est un élément
indispensable en kitesurf. En effet, si le kitesurfer lâche la barre sans
être rattaché à l'aile par un moyen quelconque, l'aile va
s'envoler parfois très loin et, sans parler de la perte du matériel,
risquer ainsi de blesser des personnes qui la recevraient.
Il existe deux types de harnais en kitesurf :
* Ceinture, ou Dorsal : comme son nom l'indique, ce harnais ne passe qu'autour
du bassin et non sous les fesses, contrairement au harnais culotte.
* Culotte : à la manière d'un baudrier d'escalade, celui-ci passe
sous les fesses et évite ainsi souvent les maux de dos au rider. On le
recommande généralement aux débutants pour cette raison.
Sécurité
Il est fortement recommandé à toute personne qui désire
débuter le kitesurf de le faire par l'intermédiaire d'une école.
Des règles de sécurité essentielles, comme l'anticipation,
sont à respecter pour éviter des accidents graves, voire mortels.
En effet, une utilisation inadéquate du matériel de kitesurf peut
rendre ce sport extrêmement dangereux, autant pour l'utilisateur que pour
son environnement. Au cours de son stage d'initiation qui dure en moyenne une
semaine, le débutant apprendra les règles de sécurité
de base, comment décoller son aile, comment faire ses premiers bords,
comment faire redécoller son aile si celle-ci vient à tomber dans
l'eau, et tout ce qui sera nécessaire à une pratique du kitesurf
en toute sécurité.
À la suite de plusieurs accidents mortels, la France a décidé
sur l'initiative de la DGCCRF (répression des fraudes) en 2003 de créer
une norme pour le matériel. Une commission a été constituée
par l'Afnor en juillet 2003, regroupant les fédérations sportives
concernées (la Fédération française de vol libre,
la Fédération française de parachutisme, l'École
nationale de ski et d'alpinisme), des responsables de la DGCCRF et du ministère
de la Jeunesse et des sports, la Fédération des industries nautiques
et des fabricants de matériels et daccessoires de sécurité.
Parmi les solutions retenues, citons :
* la planche doit être reliée au surfer par un lien (leash),
ce qui lui permet de ne pas la perdre même s'il ne la tient plus avec
ses mains ;
* la possibilité d'annuler d'urgence la traction (en cas de rafale de
vent ou d'approche d'une zone dangereuse), tout en restant relié à
l'aile (pour éviter que l'aile ne cause un dommage en s'envolant) ;
* la possibilité de détacher l'aile en dernière extrémité.
* Modifications du cadre de pratique des planches aérotractées
(kitesurf)
Les types de sécurité
* 5e ligne : en plus des quatre lignes de contrôle de l'aile, une cinquième
ligne (corde) est reliée au bord d'attaque de l'aile. Ainsi, si le kitesurfer
se sent en danger, il lui suffit de larguer son système de sécurité.
L'aile n'est alors plus tenue que par le bord d'attaque via la cinquième
ligne : elle exerce ainsi subitement beaucoup moins de traction et tombe rapidement
vers l'eau ou le sol.
Avis
Selon Michael Reignier, kitesurfer professionnel, dans une interview publiée
dans "PA+", à propos du snowkite : « Pour moi c'est la
glisse en trois dimensions. Une montagne devient un terrain de jeux exploitable
à la montée et à la descente. La voile permet de remonter
les pentes. On peut s'envoler plusieurs dizaines de secondes à des hauteurs
dépassant les 70 mètres. (...) nous ne cherchons pas la finesse
des planeurs ou des parapentes. L'évolution récente permet de
faire varier la puissance de la voile par un système appelé "border-choquer".
Le plaisir, la maniabilité ne seraient plus les mêmes avec une
portance trop forte. Nous cherchons à évoluer en gardant contact
avec le sol. Le vent est une composante indispensable à cette pratique,
en l'absence de cet élément on reste à la maison ! L'hiver,
le vent souffle tous les jours. On cherche des nouveaux spots où on est
les premiers à trouver le vent en montagne, dans des endroits que personne
n'a fréquentés. On en découvre tous les jours. Dans ces
cols se produisent des thermiques et des effets Venturi. »
Les hauts lieux du Kitesurf
Brésil
Canada
* Les îles de Lamèque et de Miscou.
* Iles de la Madeleine Seul passage de la coupe du monde PKRA (professional
kiteboard riders association) en amérique du nord.
Espagne
* Tarifa
* Rosas
* Tenerife (Canaries), El Medano
République Dominicaine
* Cabarete, là où les Frères Legaignoux ont installé
leur société Diamond White, et où ils s'investissent dans
la recherche développement du Kite.
France
* Dunkerque, Organisation de la Coupe du Monde de Kitesurf KPWT
* Kerhillio (Bretagne), Morbihan 56 Direction Quiberon
* Figari (Corse)
* Palavas-les-Flots
* Le Touquet
* Leucate, où a notamment lieu le mondial du vent étape du championnat
du monde PKRA
* Port Saint Louis du Rhône, plage Carteau
* Noumea (Nouvelle-Calédonie) Sur la plage de l'Anse Vata : Étape
du championnat du monde : Alcatel Kite Surf Pro
* Berck, Organisation de la Coupe de France de Montainboard par l'asso Opaleglisse
* Hossegor, plage spéciale kitesurf aménagée
* Anglet, c'est une possibilité pour riders experimentés, il y
en a assez souvent sur l'eau.
* Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Organisation de la Coupe du Monde de Kitesurf KPWT
Maroc
* Azemmour
* Dakhla
* Essaouira, Organisation de la Coupe du Monde de Kitesurf KPWT
Suisse
* Lac de Silvaplana
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